Société
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Depuis plusieurs années le système éducatif togolais est secoué par diverses revendications des enseignants.

Pour plancher sur la situation de leur revendication la Coordination des Syndicats de l'Éducation du Togo(CSET) a organisé sur toute  l'étendue du territoire national des Assemblées Générales synchronisées ce weekend.

 Il était question pour ce syndicat  de recueillir l'avis des Enseignants  sur la conduite à tenir suite à la déclaration du Premier Ministre Sélom Klassou le vendredi qui a désormais sur sa table le statut de l'Enseignant.

Dans cette déclaration la CSET explique la situation actuelle qui prévaut.

Dans le cadre des primes et indemnités attendues dans le statut particulier des fonctionnaires de l'enseignement,  le gouvernement a décidé d'augmenter 5000 francs à la  prime unique spécifique à la fonction enseignante pour les enseignants de toutes catégories.

Quant au document proprement dit, il est à retenir que plusieurs dispositions amendées par la CSET restent sans réponse quand bien même le gouvernement dit être ouvert à de nouvelles  discussions.

Dans ce document le gouvernement promet par ailleurs résoudre très prochainement et de façon définitive  la question relative au dossier de la CNSS.

C'est suite à ces points qui ont fait l'objet d'un compte rendu aux différentes AG de ce syndicat et sur proposition des fédérations syndicales que la CSET a suggéré aux enseignants un moratoire de deux semaines pour permettre au gouvernement de trouver une solution durable aux revendications non satisfaites des enseignants.

 

Cette décision n'ayant pas eu l'adhésion des Enseignants a été rejeté. Pour les fédérations de la CSET, le gouvernement a manqué à sa promesse de faire adopter et appliquer le statut particulier aux enseignants avant la rentrée. Elles dénoncent en autre le caractère dérisoire et unilatéral de l'octroi des 5000 francs  comme prime mensuelle ajoutée à celles déjà existantes.

C'est pour démontrer leur mécontentement que les enseignants membres de la CSET sur toute l'étendue du territoire ont décidé d'observer 48 heures  de grève à compter  du Premier jour de la rentrée 2017-2018.

Un mot d'ordre respecté le lundi dans certains établissements même si dans d'autres écoles les cours ont repris dans la sérénité

Narcisse Prince Agbodjan.

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