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Togo/Politique : De la nécessité pour la CEDEAO de briser le statuquo, le Mouvement du Peuple pour la Liberté touche les questions à régler.

Written by  Jul 20, 2018

La crise politique togolaise et sa résolution par les différentes tractations des observateurs et facilitateurs de la CEDEAO sera à un tournant décisif le 31 juillet prochain au sommet des chefs d’état et de gouvernement de cette organisation sous régionale. La feuille de route annoncée à l’issue de cette rencontre et qui sera donc une sorte d’imposition des pistes de solution durable à cette crise est vivement attendue par tous les acteurs et surtout les populations.

A quelques jours de cette date qui semble être fatidique dans cette situation de trouble socio-politique que connait ce pays depuis le 19 Août 2017, le parti au couleur cendre du Pr Pascal Kossivi ADJAMAGBO appelle la CEDEAO à en finir une fois pour de bon avec cette velléité notoire de gouvernance à vie au Togo, en répondant aux aspirations profondes de la majorité des populations Togolaise, ce qui passe par la résolution des questions essentielles que relèvent le Mouvement du Peuple pour la Liberté dans son message à cette institution, une adresse dont une copie est parvenue à la rédaction du groupe de presse de radio dégnigban.

Revenant sur la déclaration du président français Emmanuel Macron interrogé à propos de la situation de crise du Togo le mercredi 4 juillet 2018, en marge de sa visite officielle au Nigéria où le président français a notamment déclaré : « le statu quo n’est pas possible pour le Togo ».Le président national du Mouvement du Peuple pour la Liberté dans son adresse interpelle d’abord tous les togolais, et particulier tous les protagonistes de la crise politique togolaise, tous les représentants des forces vives des catégories politique, ainsi que les médiateurs de cette crise notamment tous les dirigeants de la CEDEAO sur cette déclaration de Emmanuel Macron que le MPL trouve qu’elle constitue un gros pavé jeté dans la marre du débat public togolais, dont les effets n’ont pas encore été suffisamment analysés par tous les acteurs ou tous les observateurs de la vie politique togolaise.

A la lumière de l’analyse sur cette déclaration du président français Emmanuel Macron, le Pr Pascal Kossivi ADJAMAGBO se basant sur le texte fondamental du Togo à l’article 64 de la constitution togolaise, invite donc tous les dirigeants de la CEDEAO qui doivent proposer au peuple souverain togolais le 31 juillet prochain leurs propositions de sortie de crise au Togo à ne pas perdre de vue que la souveraineté du peuple togolais est inaliénable et que c’est à lui seul que revient la décision ultime, conformément à la mise en garde du Président John Kennedy : « A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » cite le président national du Mouvement du Peuple pour la Liberté.

Le parti qui entend ré allumer le flambeau de la liberté éteint selon cette formation politique décline donc les différents axes problématiques qui ont pendant 1990 plongés le Togo dans le cycle infernale des troubles socio-politique en quatre point qu’il qualifie de statuquo et que la CEDEAO devra briser définitivement. Ainsi le premier statuquo que trouve le MPL le plus insupportable pour le peuple souverain togolais est celui du « régime héréditaire » cinquantenaire togolais dont le joug pèse depuis 1967 sur ce peuple plus longtemps que l’ont fait le joug de la « tutelle coloniale » quarantenaire française de 1920 à 1960 et le joug du « protectorat colonial » trentenaire allemand de 1884 à 1914. Ce statu quo est d’autant plus insupportable que ce « régime héréditaire » a provoqué au Togo la ruine économique et la ruine des valeurs morales, et installé au Togo le règne de la misère économique et morale indique le MPL qui toujours sur cet axe ressort les conséquences que ce statuquo dans la gouvernance a engendrées. Il mentionne en particulier le manque criard d’hôpitaux, d’écoles, et de marchés, par le manque crucial d’accès à l’eau potable dans plusieurs localités, par la dégringolade catastrophique de la production agricole malgré la croissance de la population.

Le second statu quo le plus insupportable pour le peuple souverain togolais selon cette formation politique est celui de la mauvaise gouvernance économique et de l’impunité des crimes économiques. Ces facteurs favorisent une corruption galopante et le détournement des fonds publics avec la passivité confinant à la complicité du Chef de l’Etat. Ce dernier est allé jusqu’à maintenir au gouvernement actuel des ministres publiquement mis en cause pour des détournements de fonds publics et à reprendre au gouvernement actuel des anciens ministres qu’il avait lui-même exclu pour les mêmes motifs souligne le Pr Pascal Kossivi ADJAMAGBO qui renchérit qu’à cette liste des effets de ces facteurs, il faut ajouter le pillage des richesses du pays par une « minorité pilleuse » dénoncée par le Chef de l’Etat lui-même en déclarant dans son message à la nation le 26 avril 2012 pour la fête de l’indépendance 2012 que « Lorsque le plus petit nombre accapare les ressources au détriment du plus grand nombre, alors s’instaure un déséquilibre nuisible qui menace jusqu’en ses tréfonds la démocratie et le progrès ».

Au rang de ce qui est à l’origine de la crise au Togo depuis plusieurs années, il serait difficile de ne pas faire cas des élections et le MPL ne l’a pas passé sous silence dans son message. Des fraudes électorales de toutes sortes à répétition et à profusion sont inscrites donc à la troisième position de la liste de ce que ce parti appelle le statuquo. Abordant cette question essentielle que constitue les échéances électorales, le message fait remarqué que les élections vont des falsifications du fichier électoral, des achats de consciences des électeurs et des intermédiaires administratifs, des bourrages ou les vols des urnes, et des falsifications des procès-verbaux, jusqu’à la proclamation des résultats fictifs préfabriqués par des institutions à la solde et à la botte du pouvoir. Ces fraudes font apparemment parties des gènes du régime héréditaire togolais. C’est ce que prouve d’abord la déclaration de l’ancien Président américain Jimmy Carter venu en personne assister en tant qu’observateur de la « Fondation Carter » à l’élection présidentielle togolaise du 25 août 1993 qualifiée par le Prix Nobel de Paix américain de « mascarade » au vue de ses fraudes fragrantes et grossières martèle le Mouvement du Peuple pour la Liberté .C’est ce que prouve ensuite la déclaration de l’Union Européenne affirmant pudiquement à propos de l’élection présidentielle du 21 juin 1998 que « le processus électoral est sorti de son cadre légal ». La cause principale, mais pas exclusive, de cette affirmation, c’est le « coup d’état électoral » constitué par l’arrêt du processus de décompte des voix et la proclamation des résultats fictifs par le Ministre de l'Intérieur en lieu et place de la CENI chargée de cette mission par la loi. C’est ce que prouvent aussi l’inversion des résultats des deux principaux partis d’alors, le RPT et l’UFC, lors des élections présidentielles du 1er juin 2003 et du 24 avril 2005, et des élections législatives du 14 octobre 2007. La contestation populaire de ces résultats a provoqué en avril 2005 des répressions sanglantes sans commune mesure avec les massacres de Soweto du 16 juin 1976. Le bilan réel de ces répressions oscille entre 1500 victimes selon les chiffres originaux du rapporteur de l’ONU, Doudou Diène, et 3000 victimes selon les objectifs du pouvoir révélés par le ministre togolais de l’intérieur de l’époque, François Boko. C’est ce que prouve enfin la répétition à l’occasion de l’élection présidentielle du 25 avril 2015 du « coup d’état électoral » de 1998 par lequel en grande partie « le processus électoral est sorti de son cadre légal » comme en cette année, avec l’arrêt du processus légal de décompte des voix et la proclamation unilatérale de résultats fictifs par le président de la CENI et de la Cour Constitutionnelle. Selon les indiscrétions de la presse, ce sont ces « fraudes électorales de toute sortes à répétition et à profusion » que le Président français Emmanuel Macron aurait vivement reproché au Président togolais lors de leur premier tête-à-tête au dernier sommet Union Africaine-Union Européenne le 29 et 30 novembre 2017 à Abidjan. Puisque les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets, ce sont ces « fraudes électorales de toutes sortes à répétition et à profusion », avec leurs lots de violences massives potentielles pouvant déstabiliser toute la sous-région africaine du Togo, qui rendent dangereuses et irresponsables des décisions éventuelles des dirigeants de la CEDEAO attendues pour le 31 juillet 2018. Celles-ci peuvent être en faveur d’élections législatives précipitées sous le prétexte contestable de respect de délais constitutionnels, comme le réclame le pouvoir héréditaire togolais. Elles peuvent aussi être en faveur d’élections législatives ou présidentielles organisées comme à l’accoutumée par ce pouvoir, et non par un gouvernement de transition, comme le réclame avec insistance la coalition de l’opposition togolaise. Toutes ces affirmations contenues dans ledit document adressé est donc le feedback dans le passé lointain de la vie politique de notre pays que fait le Mouvement du Peuple pour la Liberté pour ainsi attirer l’attention de la CEDEAO sur le malaise profond de la situation politique du Togo et qui doit être régulariser pour enfin placer le pays dans le concert des nations démocratiques.

Et toujours dans cette lignée, l’adresse du président national du MPL pour finir pointe du doigt le quatrième statu quo le plus insupportable pour le peuple souverain togolais. Cesont donc les réformes constitutionnelles et institutionnelles préconisées par l’APG du 20 août 2006, ayant permis au pouvoir héréditaire togolais de survivre à son fondateur. Cet accord a été signé par tous les principaux partis politiques togolais et deux organisations de société civile togolaise, et a été soutenu à travers son comité de suivi par l’Union Européenne et la CEDEAO, précise le message. Il a été confirmé par la CVJR présidée par une autorité religieuse, Monseigneur Barrigah, qui a présenté son rapport final à la presse le 3 avril 2012. L’essence de l’APG est le retour avec des améliorations qui se sont imposées (concernant en particulier le sénat et les élections locales) à la constitution originelle de 1992, notamment avec la fameuse mention « en aucun cas » de son article 59 concernant le nombre de mandats présidentiels. Ce retour fait suite aux modifications unilatérales et illégitimes (bien que légales) successives en 2002 et 2005 par le pouvoir héréditaire togolais. Considérant le refus de ce pouvoir d’opérer depuis douze ans les réformes de l’APG ; Estimant que le Chef de l’Etat togolais actuel, après trois mandats présidentiels, ne saurait tirer profit de l’immoralité de la violation de l’APG pour imposer une interprétation « non rétroactive » de l’article 59 et pour briguer un ou deux nouveaux mandats présidentiels ; Estimant que la loi fondamentale n’est pas subordonnée à un prétendu « principe sacré de la non-rétroactivité », mais à la souveraineté populaire ; L’opposition togolaise, réclame ce retour avec les améliorations qui s’imposent à la constitution originelle de 1992, avec une application immédiate du fameux article 59, indique le Pr Pascal Kossivi ADJAMAGBO.

Et au regard de cet historique trop lourd et dont le peuple togolais ploie sous son poids, le MPL apporte dans sa missive de l’eau à la citerne de la CEDEAO pour éteindre définitivement le feu au Togo en indiquant en ces lignes que pour briser ce statu quo des réformes constitutionnelles et institutionnelles et sortir du cercle vicieux des arguties juridiques qui sont insignifiantes devant la souveraineté populaire, la sagesse recommande aux dirigeants de la CEDEAO de demander d’abord au Chef de l’Etat togolais de poser un geste politique fort en renonçant librement à briguer un nouveau mandat présidentiel, en suivant les exemples d’actualité de ses pairs nigériens et ivoiriens. Il recommande de demander ensuite à l’opposition togolaise de s’engager à laisser le Président togolais terminer son mandat en cours et à faire voter par l’Assemblée Nationale une loi sur le statut des anciens présidents togolais comme en Namibie, leur garantissant une amnistie générale et un niveau de vie conforme à leurs fonctions passées. De plus, pour briser à la fois le statu quo des fraudes électorales et des réformes, la sagesse recommande aux dirigeants de la CEDEAO de demander au pouvoir héréditaire togolais d’accepter, compte tenu de la crise politique et économique dont souffre le Togo depuis bientôt un an, la mise en place jusqu’à la fin du mandat présidentiel en cours d’un gouvernement de transition. Celle-ci devrait être dirigée par un Premier Ministre issu de la coalition de l’opposition, et chargée d’opérer les réformes constitutionnelles et institutionnelles conformément à l’APG et à la souveraineté populaire, et d’organiser avec tout le temps nécessaire les élections législatives avant un an et l’élection présidentielle avant l’échéance constitutionnelle d’avril 2020.

Le Mouvement du Peuple pour la Liberté implore donc l’esprit de la sagesse africaine et l’intelligence aux dirigeants de la CEDEAO pour parvenir à assoir de façon pérenne au Togo la stabilité gage de développement économique conclu le message

René AMEOTO

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