Togo/Politique : Alpha Condé apporte des précisions sur la date de fin novembre au Togo.

Poster 04/07/2018 Heure 12:21 webmaster


Depuis le dernier passage des facilitateurs de la crise togolaise dans la capitale Lomé, des interprétations et mal compréhension ont foisonné. Les débats sur la date de fin novembre 2018 comme indicative pour les élections législatives au Togo, portait confusion dans la tête des togolais. Interrogé par nos confrères au sortie des travaux du 31eme sommet des chefs d'états et de gouvernement de l'Union Africaine (UA) a Nouakchott sur la question de la polémique que crée ce point du communiqué qui a sanctionné leur consultation avec les deux protagonistes de la crise togolaise la semaine dernière à Lomé, le Président Alpha Condé de la Guinée s'est fait clair sur le sujet. « Nous n’avons pas appelé à des élections au Togo pour fin novembre" à t-il fait savoir »

Dans cet entretien entre les journalistes et Alpha Condé ce lundi 02 juillet sur la situation politique togolaise, il est ressorti que face à l'incompréhension qui porte sur la date des élections législatives au Togo, le facilitateur du dialogue inter-togolais, a reprécisé le fond du communiqué des dernières discussions à Lomé.

Dans ces propos, les facilitateurs de la CEDEAO n’ont pas appelé à des élections au Togo comme le pense la C14 et l'opinion mais ont juste fixé une “date indicative”. Cela reste une proposition et non une date arrêté.

Sur la question si

Alpha Condé et Nana Akufo-Addo ont fixé de date pour la tenue des élections législatives au Togo ? La réponse du facilitateur a été non.

Selon lui le problème qui se pose au Togo, c’est que l’opposition reproche au gouvernement de préparer des élections sans consensus.

"Nous avons demandé que le parlement actuel reste en place jusqu’à l’élection d’un nouveau parlement et que le gouvernement arrête la préparation des élections" a expliqué Alpha Condé.

"Évidemment, il serait irresponsable de notre part de ne pas donner une date indicative. Nous avons seulement donné une date indicative. Nous n’avons pas appelé à des élections”, a t-il ajouté.

La tension est bien tendue dans la crise, les positions sont toujours très tranchées. Mais des issues de solutions sont à l'horizon. Des gens arrêtés dans le cadre des manifestations devront tous être libérés. Le gouvernement a accepté que l’opposition puisse reprendre ses manifestations en accord avec les forces de sécurité pour que cela n’aboutisse pas à des morts ou à des destructions des biens publics.

Même si cela ne semble pas facile, le facilitateur reste confiant.

"Au début, après ma rencontre avec les opposants, on a même libéré des imams alors qu’on les accusait de djihadiste. On ne peut pas dire qu’il n’y a pas eu de progrès mais nous sommes loin de la solution. Les positions du pouvoir et du gouvernement sont très éloignées. Mais nous ne désespérons pas. Nous pensons que progressivement nous arriverons à les amener au consensus. Déjà, il y a deux acquis fondamentaux : les élections à deux tours et la limitation du mandat à deux“, a rassuré le facilitateur.

Quant à la question si

"Faure Gnassingbé veut s’accrocher au pouvoir en manipulant la constitution, Alpha Condé met au clair.

"Nous faisons confiance au Président Faure tout comme nous faisons confiance à l’opposition. Je dis clairement que nous ne sommes pas un syndicat de chefs d’État qui se soutiennent entre eux, mais nous ne sommes pas non plus des pyromanes. Ce qui importe pour nous, c’est qu’on tienne compte de la volonté du peuple togolais et qu’il y ait un gouvernement accepté par tous et qui représente les intérêts du peuple et travail pour le développement du pays.”

Le Président a tenu à être clair sur un quelconque soutient à une partie dans la crise.

“Nous ne soutenons ni le président Faure ni l’opposition. J’ai déjà dit au niveau de l’Union européenne qu’à l’Union africaine, nous ne sommes pas un syndicat de chefs d’État. Nous devons respecter les droits de l’homme et nous devons appliquer la démocratie tel que nous le voyons nous-mêmes, pas comme on nous l’impose. Nous connaissons les règles universelles de la démocratie mais c’est notre responsabilité. Mais nous ne sommes pas complices, nous ne nous défendons pas les uns, les autres”, a conclu Alpha Condé.

Cette mise au point du Président Apha Condé devra éclairer les uns et les autres sur cette date qui semble être la pomme de discorde entre les togolais depuis la sortie du communiqué sanctionnant l'ultime rencontre entre les facilitateurs et les deux protagonistes de la crise au Togo.

R-A


Poster 04 Juillet 2018


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