Togo/ Politique: La coalition des 14 met en garde le pouvoir sur l'organisation des élections législatives au détriment d'un consensus politique

Poster 02/07/2018 Heure 12:21 webmaster

Cette sortie de la coalition des 14 de l'opposition togolaise était attendue à propos de la date de fin novembre proposé par les facilitateurs pour la tenue des élections législatives au Togo.

Cette date semble être la nouvelle pomme de discorde entre les deux protagonistes de la crise togolaise notamment le pouvoir et la coalition des 14 de l'opposition.

Pendant que le gouvernement rassure que des dispositions sont entrain d'être deja prise pour que tout soit prêt avant cette date et permettre a ce que les Togolais aillent aux urnes, la coalition ne voit pas les choses de la même façon.

Face à la presse ce jeudi 28 juin à Lomé, Jean pierre Fabre et ses amis ont hausses le ton sur cette question Ils trouvent que si l'on veut organiser des élections crédibles et acceptables par tous les togolais, cette proposition de date sur le 28 novembre 2018 pour les élections par les deux envoyés de la CEDEAO est "contradictoire" et "irréaliste" à la fois avec la mesure de suspension du processus électoral.

La coalition n'adhère pas à cette proposition puisque le problème des réformes institutionnelles et constitutionnelles qui est au cœur de la crise n'est toujours par résolu. En plus avec quel fichier iront les togolais à ces urnes ? Se pose telle la question. Elle dit attendre de voir la suite des choses.

« On verra si les élections auront lieu le 28 novembre. Aussi, les choses se feront-elles de façon consensuelle. C'est ce que veut le peuple qui va se faire dans ce pays », a fait savoir le Chef de fil de l'opposition Jean-Pierre Fabre.

La coalition des 14 a profité de l'occasion pour rappeler ses préoccupations contenues dans leur revendication, lesquelles portent sur la libération de tous les prisonniers politiques, l’arrêt de toutes les poursuites judiciaires en cours contre les responsables de l’opposition, la levée de l’état de siège dans les villes de Sokodé, Mango, kara et dapaong et le respect scrupuleux des droits de l’homme et des libertés publiques sur toute l’étendue du territoire national. La C14 est revenue également sur le rétablissement dans leur version originelle des cinq versions fondamentales de la constitution du 14 octobre 1992 qui semble être claire et favorable pour la démocratie au Togo notamment la limitation de mandats avec la mention « en aucun cas nul ne peut exercer plus de deux mandats », le mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour l’élection du président de la République et des députés, les conditions d’éligibilité du président de la République, les prérogatives et les modalités de désignation du Premier ministre et la recomposition de la Cour constitutionnelle.

L'autre débat soulevé par l'opposition qui se proclame Centriste ou qui ne s'aligne pas derrière toutes les revendications de la coalition est le départ immédiat du Chef de l'Etat. Sur ce point, la coalition a éclairée l'opinion. Elle dit ne pas réclamé le départ du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé avant 2020 mais pose des conditions en ce qui concerne le Premier ministre de "transition".

"Pour nous à la coalition, Il est plutôt question d’un Premier ministre qui ne sera pas sous les ordres du président de la République voir manipulé. Nous prônons la souveraineté du Premier Ministre dans ses décisions." a indiqué Brigitte Adjamagbo Johnson, Secrétaire Général de la CDPA.

Le 28 novembre est déjà dans les tous les esprits au Togo depuis le communiqué rendu public par les facilitateurs ce mercredi. Encore une fois, c'est le peuple qui sera embrouillé par les sorties des protagonistes sur les Médias locaux et internationaux sur cette fameuse date de fin novembre.

N.Prince-AGBODJAN


Poster 02 Juillet 2018


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